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Actualités

25 sep 2020

Cancer canalaire in situ : doute sur la pertinence des modalités de suivi

Mannu GS et coll. BMJ 2020 ; 369 : m1570.

L’incidence du cancer canalaire in situ a augmenté au cours des dernières années et constitue actuellement environ un cinquième de tous les diagnostics de cancer du sein par dépistage systématique.

La suspicion de sur-diagnostic et de sur-traitement qui pèse sur le dépistage systématique suscite un intérêt pour la prise en charge non chirurgicale de ce type de cancer. Une étude de cohorte a été réalisée au Royaume-Uni, portant sur plus de 35 000 femmes chez qui un cancer in situ a été diagnostiqué par dépistage systématique afin d’identifier les patientes à faible risque de développer un cancer invasif, et de réunir le plus d’informations possibles sur les variations d’incidence de cancer invasif, après un cancer in situ, selon les caractéristiques de la patiente, de la tumeur et le traitement. L’accroissement du risque se manifeste dès 2 ans après le diagnostic de cancer in situ et se poursuit jusqu’à la fin des 20 ans de suivi. Quant à la mortalité par cancer du sein, elle augmente aussi dans ce groupe de patiente, de 1,26 pour 1 000 patientes par an, soit 70 % supérieure au taux attendu de mortalité par cancer du sein. Ce taux s’élève à partir de 5 ans après le diagnostic de cancer in situ, et est maximum entre 10 et 14 ans après celui-ci. Le risque de cancer invasif est moindre chez les femmes traitées de façon plus agressive.

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