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Actualités

18 fév 2021

Augmentation des mélanomes : un problème de sur-diagnostic ?

Gilbert Welch H et coll. N Engl J Med 2021 ; 384 : 72-9.

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L’incidence du mélanome a été multipliée par 6 depuis 40 ans. Une équipe du Brigham and Women’s hospital de Boston s'est interrogé cette spectaculaire ascension. Seule la fréquence des mélanomes cutanés a augmenté alors que celle des mélanomes malins (MM) d’autres localisations (œil, ORL, anus, vulve…) est resté stable. Selon plusieurs métaanalyses, les relations entre rayons UV (solaires et artificiels) ne sont pas particulièrement étroites avec un risque relatif maximal de 2 pour la survenue de mélanomes en cas d’antécédents de coups de soleil. Pour les auteurs, l'explication à privilégier est l’évolution des modalités diagnostiques qui a combiné à la fois un dépistage plus étendu du mélanome, des indications plus larges à la biopsie des lésions pigmentées et des modifications dans les seuils d’anomalies histologiques retenus pour qualifier une tumeur de cancer. Le nævus « dysplasique » constitue une difficulté car la distinction entre tumeur bénigne et mélanome in situ est particulièrement difficile. Parallèlement, la mortalité liée au mélanome est restée globalement stable, ce qui serait pathognomonique d’un phénomène de sur-diagnostics. La diminution du nombre de décès serait à attribuer aux progrès thérapeutiques.

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