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Gynécologie & Sénologie

Publié le 27 fév 2024Lecture 2 min

Pembrolizumab dans le cancer du sein triple négatif au stade précoce : les enseignements de l’analyse exploratoire de KEYNOTE-522

Thomas GRINDA, Dana Farber Cancer Institute, Boston (États-Unis)

L’étude Keynote-522 a démontré que le pembrolizumab, associé à une chimiothérapie néoadjuvante (NAC) et en adjuvant, augmentait significativement la réponse pathologique complète (pCR) et la survie sans événement (EFS) chez les patients atteints d’un cancer du sein triple négatif (TNBC) précoce à haut risque (stade T1c, N1-2 ou T2-4, N0-2). Le pourcentage de patients présentant une réponse pathologique complète était de 64,8 % (IC95% : 59,9-69,5) dans le groupe pembrolizumab et de 51,2 % (IC95% : 44,1-58,3) dans le groupe placebo (p = 0,00055). Le taux de survie à 60 mois (IC95%) était de 81,3 % (IC95% : 78,4-83,9) contre 72,3 % (IC95% : 67,5-76,5) dans les groupes pembrolizumab et placebo respectivement.

Dans une analyse exploratoire, les investigateurs ont évalué la survie en fonction de l’indice de charge tumorale résiduelle (RCB), qui combine les mesures histologiques de la zone de la tumeur primaire, le pourcentage de la zone tumorale qui est un cancer invasif, le nombre de ganglions positifs, et la taille des métastases ganglionnaires en un score unique. Ce score a été validé comme pronostic pour les cancers du sein HER2+ et TNBC. Cette analyse montre que : – les patients traités avec le pembrolizumab ont des catégories de RCB inférieures par rapport à ceux qui ont reçu le placebo ; – le pembrolizumab apporte un bénéfice en EFS chez les patients des catégories RCB-0, RCB-1, et RCB-2. La différence la plus importante a été observée dans le groupe RCB-2, avec des taux d'EFS à 36 mois de 75,7 % et de 55,9 %. En revanche, dans le groupe RCB-3, les taux de survie à 36 mois étaient de 26,2 % dans le groupe pembrolizumab contre 34,6 % dans le groupe placebo ; – les événements les plus fréquents étaient les récidives à distance, qui étaient moins fréquentes dans le groupe pembrolizumab dans toutes les catégories de RCB. À noter que les récidives à distance ont été rares chez les patients de la catégorie RCB-0 (3,2 % et 5,5 %) et de la catégorie RCB-1 (8,7 % et 8,9 %, pembrolizumab vs placebo respectivement), cependant, plus de la moitié (55,3 %) étaient des rechutes cérébrales ; – le pembrolizumab a réduit le RCB et amélioré le taux de RCB-0, indépendamment d’avoir reçu la totalité du schéma de chimiothérapie. Ces données indiquent d’abord que les patients ayant une réponse pathologique quasi complète (RCB-0/1) ont d’excellentes survies, avec des taux d’EFS à 36 mois de 94,7 % et 84,4 %, respectivement. Cependant, le pembrolizumab ne réduit pas le risque de rechute cérébrale. Nous avons besoin de méthodes prédictives et de prévention pour éviter ces rechutes. Enfin, les patients avec maladie résiduelle importante (RCB-3) représentent un faible sous-groupe de patients : 5,1 % et 6,7 % dans les groupes pembrolizumab et placebo, respectivement, avec un pronostic défavorable. Des stratégies d’intensification adjuvantes sont en cours d’étude, notamment avec des anticorps conjugués à la chimiothérapie.

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